Boy Meets Girl
Mais où est donc passé la poésie au cinéma, que ça soit en France ou aux Etats-Unis ? Les véritables cinéphiles, ceux qui aiment le cinéma plus que tout au monde la recherche dans le cinéma contemporain, mais hélas le cinéma est devenu bien pauvre. En France, la plupart des films qui nous sont proposés sont pour la plupart des comédies presque sans aucun intérêt, et en tant que jeunes cinéphiles (mais extrêmement passionnés), nous sommes obligés de nous en remettre à des films datant au moins des années 70-80 (voir plus loin que ça).
Il est vrai que nous n'avons plus de gens qui soient suffisamment amoureux du cinéma pour nous proposer des films, des VRAIS PUTAINS DE BONS FILMS!!! Dites-moi où sont passés les films de Godard, Truffaut, Pagnol, et surtout l'un des plus grands metteurs en scène et scénariste de sa génération : Leos Carax, car c'est de lui qu'il s'agit.
En 1984, sortait le film Boy Meets Girl, et aujourd'hui encore lorsque l'on voit son dernier film Holy Motors, on se dit que les critiques n'ont jamais été portées en sa faveur, mais cela-dit, il est à noter que Carax est le dernier poète du cinéma français.
On ne comprend pas toujours ses films, mais faut t il toujours comprendre une œuvre pour l'aimer ? Boy Meets Girl c'est l'histoire d' Alex qui a 22 ans aspire à de grandes œuvres. Pour inspirer ses écrits, il espionne les amoureux la nuit. Un jour, il rencontre une femme qui lui ressemble. Mais leur coup de foudre s'achève tragiquement.
Le film n'est pas une grosse production, il est en noir et blanc, mais les « cascades de dialogues » qu'il y a dans ce film sont tellement somptueuses que l'on s'immerge totalement dans l'histoire, on tombe amoureux des personnages et on en ressort transformé, comme si Carax nous avaient montrés une réalité fictionnelle qui rendrait notre propre réalité comme étant complètement irréel.
En presque 30 ans de carrières, Leos Carax n'aura pu faire que cinq long-métrages (Boy meets Girl, Mauvais sang, Les amants du Pont-Neuf, Pola X et enfin Holy Motors), deux court-métrages (Strangulation blues, et Sans Titre) et un moyen-métrage somptueux (Merde (segment du film Tokyo)).
D'où sortent tout ces chefs-d’œuvre, surtout quand on connaît le nombre de films que ce réalisateur n'a pas pu faire tel que: Strong girl sur le devenir du rock, un remake du film de Fritz Lang, Règlements de comptes, ou encore une adaptation du roman La bête dans la jungle de Henry James etc...
Allez voir ce film, le jeu en vaut la chandelle.
Critique: Monsieur Florian Toulotte


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